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Guide Qualiopi

Critères Qualiopi : les 7 critères et 32 indicateurs expliqués

Les 7 critères et 32 indicateurs du référentiel Qualiopi expliqués simplement, avec les preuves attendues en audit pour chaque indicateur.

Les critères Qualiopi sont les sept exigences du Référentiel National Qualité (RNQ), déclinées en 32 indicateurs mesurables. Pour être certifié, un organisme doit démontrer, preuves à l’appui, qu’il satisfait chaque indicateur applicable à ses catégories d’actions — un socle commun pour tous, jusqu’à 32 indicateurs pour un CFA.

D’où viennent les 7 critères Qualiopi ?

Les critères Qualiopi sont fixés par le Référentiel National Qualité, annexé au décret n° 2019-565 du 6 juin 2019. Chaque critère énonce une exigence générale ; les indicateurs qui le composent la traduisent en points de contrôle concrets, vérifiés en audit par un certificateur accrédité.

Le guide de lecture du ministère du Travail complète le dispositif : pour chaque indicateur, il précise le niveau attendu, des exemples de preuves et les particularités selon l’activité (formation, bilan de compétences, VAE, apprentissage) et le statut de nouvel entrant. C’est la grille de travail des auditeurs — et donc la vôtre.

Le tableau des 7 critères et de leurs 32 indicateurs

CritèreExigenceIndicateursExemples de preuves
1Informer le public sur les prestations, délais et résultats1 à 3Site web, catalogue, fiches programme, taux publiés
2Identifier les objectifs et adapter les prestations4 à 8Analyse du besoin, programmes, positionnement d’entrée
3Accueillir, suivre et évaluer les publics9 à 16Convocations, émargements, évaluations, gestion des abandons
4Mobiliser des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement adaptés17 à 20Salles, ressources, référent handicap, coordination des équipes
5Qualifier et développer les compétences des personnels21 et 22CV et diplômes des formateurs, plan de formation interne
6S’inscrire dans son environnement professionnel23 à 29Veilles datées, réseau de partenaires, contrats de sous-traitance
7Recueillir les appréciations et s’améliorer en continu30 à 32Questionnaires de satisfaction, registre des réclamations, plans d’actions

Critère par critère : ce que l’auditeur attend

Critère 1 — Information du public (indicateurs 1 à 3)

L’information diffusée doit être exacte, à jour et cohérente entre tous les supports : prérequis, objectifs, durées, tarifs, délais et modalités d’accès, accessibilité aux personnes en situation de handicap. Les prestataires certifiants publient en plus leurs taux d’obtention. La moindre discordance entre site, catalogue et devis se remarque en audit.

Critère 2 — Objectifs et adaptation (indicateurs 4 à 8)

Chaque prestation part d’une analyse du besoin, se décline en objectifs opérationnels évaluables et s’adapte au bénéficiaire, notamment via une évaluation de positionnement à l’entrée. Pour les formations certifiantes, le contenu doit être adossé au référentiel de la certification visée.

Critère 3 — Accueil, suivi et évaluation (indicateurs 9 à 16)

C’est le critère le plus fourni : information des bénéficiaires sur les conditions de déroulement (convocation, règlement intérieur), suivi de l’assiduité par émargement, évaluation des acquis, prévention des abandons, coordination avec l’entreprise en alternance, sécurisation des parcours certifiants.

Critère 4 — Moyens (indicateurs 17 à 20)

Locaux, équipements, ressources pédagogiques et encadrement doivent être adaptés aux prestations et aux publics, avec un référent handicap identifié et, pour les CFA, des instances comme le conseil de perfectionnement.

Critère 5 — Compétences des personnels (indicateurs 21 et 22)

L’organisme prouve la qualification de ses formateurs et salariés (CV, diplômes, références) et entretient leurs compétences dans le temps : plan de développement, formations suivies, entretiens.

Critère 6 — Environnement professionnel (indicateurs 23 à 29)

Trois veilles documentées — légale et réglementaire, emplois et métiers, pédagogique et technologique — plus la mobilisation d’un réseau d’expertise sur le handicap et l’encadrement de la sous-traitance : contrats écrits et contrôle de la conformité des sous-traitants.

Critère 7 — Amélioration continue (indicateurs 30 à 32)

Recueil des appréciations auprès des parties prenantes (bénéficiaires, financeurs, entreprises, équipes), traitement des réclamations et exploitation de l’ensemble dans une démarche d’amélioration continue : constats, actions, résultats mesurés.

Quels indicateurs s’appliquent à votre organisme ?

Un socle d’indicateurs est commun à tous les prestataires, quelle que soit l’activité. S’y ajoutent des indicateurs spécifiques : taux d’obtention, adéquation au référentiel et sécurisation des épreuves pour les prestations certifiantes ; coordination avec l’entreprise pour l’alternance ; exigences propres à l’apprentissage — un CFA est audité sur la totalité des 32 indicateurs. Des adaptations existent aussi pour les bilans de compétences, la VAE et les nouveaux entrants, évalués sur leurs processus lorsqu’ils n’ont pas encore d’historique de sessions.

Les erreurs fréquentes face aux indicateurs

  • Confondre procédure et preuve : une procédure rédigée ne suffit pas ; l’auditeur veut des traces d’application réelle, datées et rattachées à des sessions.
  • Produire les preuves la veille : trois comptes rendus de veille créés la même semaine trahissent une démarche de façade.
  • Publier des informations incohérentes : tarifs ou durées qui divergent entre site, catalogue et convention déclenchent des constats sur le critère 1.
  • Ignorer les indicateurs spécifiques : sous-traitance non contractualisée ou taux de certification non publiés sont des écarts classiques.
  • Traiter le critère 7 en dernier : sans boucle appréciations → analyse → action, la certification entière vacille, car l’amélioration continue irrigue tous les autres critères.

Préparer chaque indicateur : la méthode en cinq étapes

  1. Déterminer son applicabilité selon vos catégories d’actions et votre profil.
  2. Rédiger la procédure correspondante : qui fait quoi, quand, avec quels outils.
  3. Rattacher les modèles de documents qui matérialisent la procédure : convention, convocation, questionnaires.
  4. Collecter les preuves au fil de l’eau, session après session, plutôt qu’en rattrapage.
  5. S’auto-évaluer avec la checklist des 32 indicateurs, puis planifier l’audit Qualiopi une fois les écarts refermés.

Les critères Qualiopi avec Loop

Dans Loop, chaque indicateur dispose de son dossier d’audit en trois volets : la procédure rédigée dans un éditeur intégré, les modèles de documents qui la matérialisent, et les preuves d’application réelle. Un indicateur ne passe au vert que lorsque les trois volets sont renseignés — exactement la logique d’un auditeur. Le questionnaire de profil bascule automatiquement les indicateurs hors périmètre en « non concerné », justification à l’appui, et le pré-remplissage par IA propose de rattacher vos ressources existantes aux bons indicateurs. En parallèle, le score de conformité par session vérifie sur le terrain les points sensibles : positionnement pour l’indicateur 8, convocation pour le 9, émargements pour les 10 et 12, satisfaction pour le 30. Vous pilotez les 32 indicateurs comme un tableau de bord, pas comme un classeur.

Questions fréquentes

Combien y a-t-il de critères et d’indicateurs Qualiopi ?

Le Référentiel National Qualité compte 7 critères, déclinés en 32 indicateurs : 3 pour l’information du public, 5 pour la conception des prestations, 8 pour l’accueil et le suivi, 4 pour les moyens, 2 pour les compétences des personnels, 7 pour l’environnement professionnel et 3 pour l’amélioration continue.

Les 32 indicateurs s’appliquent-ils à tous les organismes ?

Non. Seul un socle commun concerne tous les prestataires ; les autres indicateurs dépendent des catégories d’actions et du caractère certifiant des prestations. Un organisme de formation sans certification ni alternance n’est pas audité sur la totalité, alors qu’un CFA couvre l’ensemble des 32 indicateurs.

Quelle est la différence entre un critère et un indicateur ?

Le critère énonce une exigence générale — par exemple « informer le public » — tandis que l’indicateur en est la déclinaison contrôlable en audit : publier des informations détaillées et à jour, diffuser des indicateurs de résultats, publier les taux d’obtention. L’auditeur évalue toujours au niveau de l’indicateur, jamais du critère seul.

Quelles preuves faut-il présenter pour un indicateur ?

Des éléments concrets, datés et vérifiables démontrant l’application réelle de votre procédure : documents générés et signés, e-mails envoyés, réponses aux questionnaires, comptes rendus de veille, contrats de sous-traitance. Le guide de lecture propose des exemples de preuves par indicateur, sans imposer de format unique : c’est la réalité de la pratique qui compte.

Les indicateurs évoluent-ils avec le guide de lecture ?

La liste des 32 indicateurs est fixée par décret et reste stable ; en revanche, le guide de lecture publié par le ministère du Travail affine régulièrement leur interprétation et les preuves attendues. Les auditeurs appliquent la version en vigueur au jour de l’audit, ce qui impose de suivre ses mises à jour pendant tout le cycle.

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