Certification active — échéance 31/08/2028RNCP 42556

Ingénieur diplômé de l'école polytechnique universitaire de l'Université d'Orléans, spécialité Génie physique et systèmes embarqués

Tout ce qu'un organisme de formation doit savoir pour proposer, préparer et gérer cette certification : référentiel, habilitation, obligations réglementaires — et pilotage dans Loop.

Niveau7 (Bac+5)
CertificateurMinistere de l'enseignem…
Blocs de compétences4 blocs
Éligible CPFOui

📋L'essentiel de la fiche RNCP 42556

IntituléIngénieur diplômé de l'école polytechnique universitaire de l'Université d'Orléans, spécialité Génie physique et systèmes embarqués
Code RNCPRNCP42556
Niveau de qualificationNiveau 7 (Bac+5)
CertificateurMinistere de l'enseignement Superieur et de la Recherche +1 co-certificateur
Date d'échéance31 août 2028
Début des parcours1er septembre 2025
Code NSFs115f — Physique appliquée aux processus industriels ; Physique des matériaux ; Mesures physiques appliquées au contrôle industriel ; Sciences physiques pour l'ingénieur255 — Electricite, électronique326 — Informatique, traitement de l'information, réseaux de transmission
Code ROMEsH1102 — Management et ingénierie d'affairesH1206 — Management et ingénierie études, recherche et développement industrielH1402 — Management et ingénierie méthodes et industrialisationH2502 — Management et ingénierie de productionM1805 — Études et développement informatique

🎯Objectifs de la certification

Les systèmes électroniques, optoélectroniques et embarqués occupent aujourd’hui une place centrale dans la transformation numérique, industrielle et environnementale des organisations. Ils interviennent dans des domaines très variés tels que la santé, la sécurité, l’industrie, l’agriculture, l’habitat intelligent, les transports, l’énergie, les télécommunications, le spatial ou encore l’environnement. Leur développement nécessite des ingénieurs capables de comprendre à la fois les phénomènes physiques, les composants matériels, les procédés de fabrication, les architectures électroniques et les solutions logicielles qui permettent de les piloter, de les rendre communicants et d’en exploiter les données.
Dans ce contexte, l'ingénieur se doit d'être à l’interface de l’électronique, de la programmation, de l’instrumentation scientifique, du traitement de données et des procédés appliqués aux matériaux et à la microfabrication. Cette combinaison de compétences lui permet d’intervenir sur l’ensemble de la chaîne de valeur d’un système technologique : depuis la compréhension des matériaux et des procédés physiques utilisés pour fabriquer ou modifier un composant, jusqu’à l’intégration de ce composant dans un système électronique embarqué, communicant, autonome et intelligent.
Les enjeux industriels et sociétaux associés à ces technologies sont majeurs. Ces systèmes doivent répondre à des contraintes croissantes de miniaturisation, d’autonomie énergétique, de traitement embarqué de l’information, de sécurité, de durabilité, de sobriété énergétique, de recyclabilité et de maîtrise des impacts environnementaux. Les ingénieurs certifiés sont ainsi préparés à contribuer aussi bien à des approches high-tech, visant des performances élevées, qu’à des démarches low-tech ou sobres, privilégiant la robustesse, l’efficacité d’usage et la maîtrise des ressources.
La certification atteste que les ingénieurs diplômés sont capables de concevoir, dimensionner, développer, qualifier et implanter des technologies innovantes dans des systèmes physiques, électroniques et numériques complexes. Ils peuvent intervenir sur des systèmes embarqués et communicants, des réseaux de capteurs, des dispositifs d’instrumentation, des composants issus de procédés plasma ou laser, des solutions de vision et de traitement d’images, ou encore des interfaces homme-machine. Leur double culture matérielle et logicielle, renforcée par une compréhension des procédés et des matériaux, leur permet de dialoguer avec des spécialistes de domaines différents et de piloter des développements technologiques dans des contextes de recherche, d’innovation, d’industrialisation ou de production. Ils intègrent les dimensions économiques, réglementaires, environnementales et sociétales dans leurs choix techniques. Ils savent inscrire leurs développements dans une démarche d’ingénierie système, de responsabilité sociétale, d’éco-conception et de transition numérique raisonnée, en tenant compte des usages, du cycle de vie des produits, des contraintes de terrain et des attentes des parties prenantes.

Activités visées

Au terme de la certification, les ingénieurs en Génie Physique et Systèmes Embarqués sont capables de concevoir, développer, intégrer et piloter des systèmes technologiques associant électronique, programmation, instrumentation, traitement de données, procédés physiques et matériaux.
Ils développent des briques technologiques dans les domaines de la microélectronique et des systèmes embarqués, qu’elles soient matérielles, logicielles ou procédés : cartes électroniques, composants analogiques et numériques, microcontrôleurs, system-on-chip, interfaces homme-machine, outils d’instrumentation, procédés plasma ou laser et étapes de microfabrication en salle propre. Ils mesurent les grandeurs physiques caractéristiques, diagnostiquent les procédés, optimisent les solutions et en assurent la documentation technique.
Ils intègrent ces briques dans des systèmes électroniques complexes, notamment embarqués, en sélectionnant les technologies adaptées, en définissant l’architecture fonctionnelle, les plans de validation et les analyses de risques, puis en assemblant, testant et qualifiant les prototypes jusqu’à leur transfert vers une échelle industrielle.
Ils maîtrisent le traitement des données numériques issues de capteurs, de mesures, de simulations ou de systèmes instrumentés. Ils programment, structurent et exploitent les données, mettent en œuvre filtrage, statistiques, simulation, computer vision ou machine learning, et adaptent les algorithmes aux contraintes des cibles matérielles.
Ils pilotent enfin les développements dans une approche système : analyse du besoin, cahier des charges, planification, suivi des livrables, IVVQ, gestion des risques, validation technique, prise en compte de la RSE et de l’éco-conception. Ils savent travailler en équipe multidisciplinaire et communiquer avec les acteurs techniques, économiques et institutionnels, en français comme en anglais.

🧩Les 4 blocs de compétences

La certification peut être obtenue en une fois ou bloc par bloc (formation ou VAE). Pour l'organisme, cela implique un suivi des acquisitions par bloc pour chaque candidat.

RNCP42556BC01

Développer des briques technologiques dans les domaines de la microélectronique et de l'électronique embarquée, qu’elles soient matérielles, logicielles ou procédés

Voir les compétences du bloc (7)
  • Mobiliser des connaissances scientifiques et technologiques en instrumentation scientifique (du génie physique aux systèmes numériques), en maintenant une veille technologique et scientifique récente.
  • Définir les caractéristiques attendues d’une brique technologique, en lien avec des applications pour le biomédical, l’environnement, la microélectronique, l’aéronautique, l’automobile.
  • Mettre en œuvre et optimiser des procédés plasma ou laser en identifiant les paramètres physiques pertinents, les conditions opératoires, les grandeurs caractéristiques et les critères de performance associés. Concevoir des process de microfabrication en salle propre.
  • Implémenter des fonctions logicielles sur des cibles embarquées, en veillant à la conformité avec les fonctionnalités attendues.
  • Vérifier que les briques technologiques développées assurent efficacement leurs fonctionnalités en réalisant des essais, mesures, tests de validation et analyses critiques.
  • Documenter les solutions mises en œuvre pour permettre leur reproductibilité, leur transfert ou leur maintenance : cahier des charges, dossier de conception, procédures expérimentales, code commenté, rapport de test ou notice technique.
  • Communiquer les choix de conception, les résultats de mise au point et les performances obtenues auprès des parties prenantes internes et externes (partenaires, collaborateurs, clients, etc.).
RNCP42556BC02

Concevoir, assembler et intégrer dans son environnement des systèmes électroniques complexes, communicants et en interaction avec l’humain

Voir les compétences du bloc (9)
  • Mobiliser des connaissances scientifiques et techniques pour sélectionner des briques technologiques adaptées aux fonctions attendues du système, aux contraintes d’usage, aux performances visées et aux interfaces de communication et aux exigences de sécurité.
  • Analyser le besoin d’intégration d’un système matériel en lien avec des applications pour le biomédical, l’environnement, la microélectronique, l’aéronautique, l’automobile.
  • Définir un plan de validation pour vérifier la conformité du système aux exigences fonctionnelles, techniques, environnementales et de sécurité.
  • Analyser les risques de défaillances et de sécurité afin d’identifier les points critiques du système, proposer des actions de prévention, de protection ou de correction.
  • Modéliser les interactions multiphysiques entre le système et son environnement afin d’anticiper les contraintes physiques pouvant influencer son fonctionnement.
  • Assembler le système et le valider par des essais fonctionnels, des tests d’intégration, des mesures de performance et des analyses comparatives avec les exigences définies.
  • Rédiger un dossier d’architecture du système décrivant les choix de conception, les interfaces, les modes de fonctionnement, les hypothèses, les résultats de validation et les limites d’usage.
  • Promouvoir l’accessibilité du système par son design en prenant en compte les usages, les contraintes d’ergonomie, de maintenabilité, d’exploitation et d’interaction avec les utilisateurs.
  • Rendre compte des développements réalisés auprès des parties prenantes internes et externes.
RNCP42556BC03

Traiter des données numériques issues de capteurs, de mesures, de simulations ou de systèmes instrumentés

Voir les compétences du bloc (10)
  • Mobiliser des connaissances scientifiques et techniques en programmation, traitement du signal et de l’image, simulation numérique, bases de données et intelligence artificielle pour développer des fonctions logicielles.
  • Évaluer la qualité des données issues d’une source en tenant compte de la fiabilité de la chaîne d’acquisition (incertitudes, bruit, données manquantes, etc.)
  • Programmer dans un langage informatique adapté aux objectifs de traitement et aux contraintes de performance logicielles et matérielles.
  • Appliquer des techniques d’amélioration de la qualité de l’information.
  • Adapter des algorithmes sur des cibles matérielles en prenant en compte les contraintes de mémoire, de temps de calcul, de consommation énergétique, de temps réel, de robustesse et d’intégration embarquée.
  • Organiser une base de données afin de structurer, stocker, documenter et exploiter des données numériques dans un contexte pouvant relever du big data.
  • Mettre en œuvre des techniques de machine learning ou d’intelligence artificielle, notamment pour le traitement d’image, de computer vision, la reconnaissance de motifs, la classification, la prédiction ou l’aide à la décision.
  • Optimiser les paramètres de simulation ou de traitement afin d’améliorer la précision, la robustesse, la vitesse d’exécution ou la pertinence des résultats obtenus.
  • Documenter les développements, traitements, bases de données, modèles, algorithmes, résultats et limites d’interprétation.
  • Présenter et discuter les résultats obtenus auprès d’interlocuteurs spécialistes ou non.
RNCP42556BC04

Gérer un développement projet dans une approche système

Voir les compétences du bloc (11)
  • Analyser le besoin opérationnel d’un client afin de définir les objectifs, les performances attendues, les contraintes d’usage et les critères de validation.
  • Planifier un développement projet en définissant l’organisation, les risques, les livrables, les jalons, les ressources, les responsabilités et les modalités de suivi.
  • Établir un cahier des charges fonctionnel en traduisant et dimensionnant les besoins identifiés.
  • Valider une réponse technique en vérifiant son adéquation avec le besoin opérationnel, les ressources disponibles, les démarches RSE et les principes d’éco-conception.
  • Assurer un suivi de projet en mettant en place des indicateurs, des rapports d’étape, des outils de pilotage et des actions correctives adaptées.
  • Définir le processus d’Intégration, Vérification, Validation et Qualification du produit afin d’assurer la cohérence entre les exigences, l’architecture, les essais et les preuves de conformité.
  • Manager un projet technique dans des contextes tels que le développement de produit dans le biomédical, l’environnement, l’automobile, l’aéronautique, le spatial, ou l’innovation technologique.
  • Rédiger un rapport d’étape permettant de rendre compte de l’avancement, des résultats obtenus, des difficultés rencontrées, des décisions prises et des actions à conduire.
  • Promouvoir le projet auprès des acteurs socio-économiques et techniques en adaptant son discours aux parties prenantes, aux objectifs de valorisation et au contexte de présentation.
  • Développer un projet de micro-entreprise ou d’entrepreneuriat innovant en identifiant une proposition de valeur, un marché, des partenaires, des ressources et un modèle de développement.
  • Établir un business plan en intégrant les dimensions techniques, économiques, financières, commerciales, humaines, juridiques et environnementales du projet.

💡 Comment suivre les blocs de compétences RNCP dans un logiciel de gestion

💼Secteurs et débouchés

Secteurs d'activité

Les ingénieurs diplômés de la spécialité Génie physique et systèmes embarquées ont reçu une formation pluridisciplinaire leur permettant d’accéder à de nombreux secteurs d’activités. Ces professionnels exercent leur activité essentiellement au sein de bureaux d’études et d’ingénierie sans des entreprises industrielles (grands groupes, grandes entreprises, PME, StartUp), d’entreprises publiques ou d’organismes de recherche. Les secteurs d’activité principaux concernent notamment l’aéronautique, l’armement, l’automobile, les télécommunications, la formation et la recherche, le biomédical, le multimédia, la banque, l’environnement, l'électronique, la microélectronique, l'énergie mais également des secteurs en émergence comme l’intelligence artificielle et les technologies quantiques.

Types d'emplois accessibles

Ingénieur recherche et développement, Ingénieur d’études, Ingénieur instrumentation scientifique, Ingénieur technico-commercial / ingénieur d’affaires en solutions technologiques
Ingénieur développement produit, Ingénieur projet technique, Ingénieur industrialisation de systèmes technologiques
Ingénieur systèmes embarqués, Ingénieur intelligence artificielle embarquée, Ingénieur développement logiciel embarqué, Ingénieur capteurs et systèmes communicants, Ingénieur vision industrielle
Ingénieur banc de tests et essais, Ingénieur intégration, validation et qualification, Ingénieur qualité, essais et conformité de systèmes électroniques
Ingénieur procédés plasma ou laser, Ingénieur microfabrication / microélectronique, Ingénieur matériaux pour composants électroniques ou optoélectroniques
Créateur d’entreprise dans les secteurs de l’innovation technologique, des systèmes embarqués, de l’instrumentation, de la microélectronique ou des objets connectés

🏫Proposer cette certification dans votre organisme

  1. Être habilité par le certificateur. La préparation et la délivrance de cette certification supposent une habilitation délivrée par Ministere de l'enseignement Superieur et de la Recherche — modalités sur la fiche officielle France Compétences.
  2. Être certifié Qualiopi. Indispensable pour mobiliser les financements publics et mutualisés (CPF, France Travail, OPCO) au titre des actions de formation. Automatiser votre conformité Qualiopi.
  3. Structurer le parcours par blocs. Référentiel d'activités, d'évaluation et suivi par bloc de compétences : votre dossier et vos preuves doivent refléter le référentiel officiel de la fiche.
  4. Déclarer votre activité. Le Bilan Pédagogique et Financier annuel doit ventiler les heures et effectifs — y compris sur ce type de parcours certifiant.

🔄Gérer cette certification dans Loop

Loop est un logiciel de gestion pour organismes de formation. Voici concrètement ce qu'il automatise pour un parcours certifiant comme celui-ci :

Sessions et convocationsPlanification des sessions, convocations et relances automatiques des candidats.
Émargement numériqueFeuilles d'émargement dématérialisées, conformes aux exigences de preuve Qualiopi.
Suivi par blocs de compétencesProgression de chaque candidat bloc par bloc, attestations d'acquisition.
Documents automatiquesConventions, programmes, certificats de réalisation générés depuis vos modèles.
BPF pré-rempliLes heures et effectifs de vos sessions alimentent automatiquement votre Bilan Pédagogique et Financier.
Preuves d'audit centraliséesTous les documents d'une session archivés et retrouvables en un clic pour l'audit Qualiopi.

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Questions fréquentes

Comment proposer cette certification dans mon organisme de formation ?
Pour préparer et délivrer cette certification, votre organisme doit être habilité par le certificateur (Ministere de l'enseignement Superieur et de la Recherche) — les modalités d'habilitation figurent sur la fiche officielle France Compétences. La certification Qualiopi est requise pour mobiliser des financements publics ou mutualisés (CPF, France Travail, OPCO).
La certification RNCP 42556 est-elle éligible au CPF ?
Oui. Les formations sanctionnées par une certification active enregistrée au RNCP sont éligibles au Compte Personnel de Formation, dans le respect des conditions d'habilitation du certificateur.
Peut-on valider la certification bloc de compétences par bloc de compétences ?
Oui. La fiche comporte 4 blocs de compétences qui peuvent être acquis séparément, par la formation ou par la VAE. L'organisme doit alors suivre les acquisitions par bloc pour chaque candidat.
Jusqu'à quand la fiche RNCP 42556 est-elle valable ?
La fiche est active jusqu'au 31 août 2028, date d'échéance de son enregistrement au RNCP, sauf renouvellement par le certificateur.

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Source des données : France Compétences — Répertoire national des certifications professionnelles (Licence Ouverte / Open Licence Etalab). Fiche officielle : francecompetences.fr. Dernière synchronisation : 6 juillet 2026. Cette page s'adresse aux organismes de formation ; elle ne constitue pas une offre de formation.