📋L'essentiel de la fiche RNCP 36834
| Intitulé | Coordinateur en intervention et/ou en situation d’urgence |
|---|---|
| Code RNCP | RNCP36834 |
| Niveau de qualification | Niveau 6 (Bac+3/4) |
| Certificateur | Ministere des Armees +1 co-certificateur |
| Date d'échéance | 26 août 2027 |
| Début des parcours | 26 août 2022 |
| Code NSF | 346p — Organisation et coordination d activités opérationnelles ; travaux d état-major |
| Code ROMEs | K1702 — Direction de la sécurité civile et des secoursK1703 — Direction opérationnelle de la défenseK1704 — Management de la sécurité publiqueK2502 — Management de sécurité privéeK2503 — Sécurité et surveillance privées |
🎯Objectifs de la certification
Valorisation des compétences et des carrières au sein du ministère des armées (MINARM) : Cette certification professionnelle répond à un besoin de coordinateurs en intervention et/ou en situation d’urgence au sein du ministère des armées, préparés à leur métier par un dispositif de développement de compétences. Elle présente l'intérêt de rendre plus lisibles les parcours professionnels, de valoriser les compétences et de favoriser la reconversion, ainsi que l’employabilité des opérateurs de plus en plus spécialisés, exerçant au sein des Forces spéciales.
Valorisation des compétences et des carrières hors ministère des armées (HORS MINARM) : Dans un contexte de contractualisation grandissante du personnel militaire, la reconnaissance de ses compétences par une certification professionnelle inscrite dans le RNCP représente une aide précieuse à la reconversion et/ou à la reprise d’un cursus académique, au niveau des compétences réellement acquises. Le titulaire de cette certification professionnelle peut ainsi exercer un emploi sur le territoire national ou à l'étranger, dans l'urgence, éventuellement en environnement hautement incertain et risqué, dans le domaine du management. Lors de crises ou événements marquants, le marché du travail nécessite des spécialistes préalablement formés pour intervenir rapidement au profit de personnes isolées ou de populations de volumes variés, et aptes à maîtriser d'emblée une situation délicate en contexte instable. Près de la moitié des entreprises de moins de 100 salariés a attribué la gestion sécurité/sûreté à l'international à une personne, elles étaient seulement un tiers à l'avoir fait en 2019. Un quart des dirigeants considère d'ailleurs que l'envoi de collaborateurs à l'étranger représente plus de risques qu'avant, c'est largement plus qu'en 2019.
Activités visées
Le coordinateur en intervention et/ou en situation d'urgence est un spécialiste détenant des compétences stratégiques pour intervenir rapidement au profit de personnes isolées ou de populations de volumes variés, et apte à maîtriser d'emblée une situation délicate dans un environnement hautement incertain, instable et risqué. Ses activités sont contraintes par le contexte de crise imposant l'intervention. Le « coordinateur en intervention et/ou en situation d’urgence » dépend d’une direction générale, dirige une structure ou travaille en free-lance (consultant senior, auditeur, etc.). Sa mission principale générique est de concrétiser un projet dans un domaine en utilisant les ressources disponibles. Pour cela, son rôle est de donner aux collaborateurs l’envie de faire de leur mieux et de créer un environnement de travail propice. Les quatre fonctions traditionnelles - planifier, organiser, diriger et contrôler - constituent la base du travail des tâches quotidiennes, auxquelles s’ajoutent des fonctions annexes toutes aussi importantes comme donner de l’énergie, soutenir et communiquer afin que le coordinateur soit le relais, le démultiplicateur, le catalyseur entre la réalité, les personnes et les décisions. Particulièrement disponible et à forte mobilité, il occupe des postes à grande responsabilité et concourt très activement :
* à l’atteinte des objectifs définis en amont ;
* à l’application cohérente des documents d’organisation mis en place ;
* au règlement rapide de tout problème pouvant survenir au sein de la structure considérée.
L’importance des missions qu’il assure et le rôle qu’il y tient font de lui un maillon essentiel et incontournable dans l’appréciation des risques, les préconisations qui en découlent et le management de son personnel lors de l’intervention. Selon la structure d'emploi, il est susceptible d'encadrer une équipe pouvant aller jusqu’à 100 collaborateurs et développe des liaisons inter-organisationnelles. Les dimensions managériales de ses responsabilités tiennent compte d’un environnement interculturel et géopolitique. Le nombre des interlocuteurs potentiels dans le cadre d’une mission de la Croix Rouge, d’Action Contre la Faim ou de Médecins Sans Frontières dans un pays en conflit, par exemple, donne une notion assez précise des relations riches et particulièrement variées qui peuvent être entretenues par le certifié, dans le cadre de ses fonctions. Elles varieront suivant l’emploi occupé. L’exercice de ses fonctions exige une réelle autonomie qui induit une forte dimension décisionnaire et impose une capacité avérée d’analyse et de réactivité.
Les activités du coordinateur en intervention et/ou en situation d’urgence se répartissent au sein de trois grands blocs de compétences du tronc commun assorti de trois blocs de compétences optionnels (au moins l'un des trois blocs optionnels est mis en œuvre par le coordinateur en intervention et/ou en situation d'urgence).
🧩Les 6 blocs de compétences
La certification peut être obtenue en une fois ou bloc par bloc (formation ou VAE). Pour l'organisme, cela implique un suivi des acquisitions par bloc pour chaque candidat.
Concevoir puis évaluer une intervention en situation d’urgence en zone de crise
Voir les compétences du bloc (13)
- identifier les résultats escomptés de l’intervention, en étudiant les termes d’une demande complexe ;
- organiser la collecte des informations selon les axes définis en utilisant les différentes sources ;
- évaluer les différentes vulnérabilités de l’intervention, en recensant de façon exhaustive les dangers et leurs conséquences ;
- apprécier au plus vite le besoin humain, matériel et financier nécessaire au déroulement optimal de la mission ;
- définir une stratégie d’intervention, en se conformant à l’allocation des ressources et des contraintes ;
- concevoir des plans en adéquation avec les protocoles d’intervention, les délais à respecter, les capacités mobilisables et la stratégie définie ;
- soumettre ses recommandations à la hiérarchie, tout en les argumentant ;
- organiser au plus tôt la répartition des actions et/ou tâches en respectant la planification établie ;
- confronter les différentes hypothèses d’emploi en identifiant la faisabilité et le gain, selon les différentes possibilités ;
- coordonner et superviser sous pression les phases et les actions, en contrôlant les délais et les résultats escomptés ;
- superviser les opérations amont du désengagement, en vue d’un reconditionnement pour le repli ;
- concevoir un processus d’amélioration des procédures en appréciant de manière factuelle le déroulement de l’intervention ;
- formaliser dès que possible les ajustements indispensables, en se référant aux enseignements tirés.
Coordonner une intervention en situation d’urgence en zone de crise
Voir les compétences du bloc (6)
- contrôler l’efficience du dispositif de protection en conseillant sa hiérarchie en qualité d’expert du domaine ;
- superviser la sécurité en contrôlant les différents secteurs ;
- superviser l’exploitation des outils d’information, en coordonnant la répartition des équipements et en veillant à l’application des procédures ;
- contrôler les réalisations RH en participant à la formalisation du plan d’action, à l’établissement du diagnostic et à la définition du besoin ;
- piloter le budget en maîtrisant les fonds ;
- superviser les actions de la supply chain en validant les expressions de besoins, tout en priorisant et arbitrant les choix.
Manager une structure opérationnelle dans une zone de crise
Voir les compétences du bloc (10)
- diriger la manœuvre d’acheminement, en vérifiant le respect de la planification ;
- superviser la mise en œuvre du dispositif initial en contrôlant la réception de l’intégralité des moyens ;
- promouvoir les enjeux de la mission en créant une synergie favorisant la performance ;
- superviser l’acquisition et le développement des compétences au regard de celles qui sont requises, en mesurant les écarts ;
- évaluer le personnel en appréciant les résultats et en proposant, si nécessaire les actions correctives adaptées ;
- superviser et garantir le maintien en condition opérationnelle en contrôlant les seuils minimum d’usure professionnelle ;
- concevoir des indicateurs de contrôle concourant à l’optimisation de la performance ;
- coordonner la communication en élaborant un plan spécifique ;
- conduire une négociation en analysant les freins, les attentes, les coûts induits et les intérêts respectifs ;
- favoriser les relations partenariales en initiant le rapprochement des différentes entités et en proposant une mutualisation des moyens.
Anticiper et diriger la collecte, le traitement puis la diffusion de l’information (Bloc optionnel A)
Voir les compétences du bloc (4)
- définir les origines, les composantes et les conséquences de tous les facteurs constituant la crise considérée ;
- collecter l’ensemble des informations disponibles quant aux évolutions de la situation en cours ou à venir, en mettant l’accent sur les domaines ayant un impact sur le plan sécuritaire ;
- analyser et diffuser l’ensemble des éléments d’appréciation détenus, au profit de toutes les entités impliquées ;
- établir un bilan post-intervention en soulignant les enseignements pouvant être retirés de chaque expérience.
Concevoir et actualiser les plans de contingence d’une intervention (bloc optionnel B)
Voir les compétences du bloc (2)
- concevoir un plan de contingence répondant aux attentes du commanditaire ;
- actualiser, au plus tôt et dans des délais contraints, le plan de contingence existant, en prenant en compte les éléments nouveaux.
Organiser et diriger la logistique opérationnelle d’une intervention (Bloc optionnel C)
Voir les compétences du bloc (7)
- garantir la déclinaison de la politique RH de la structure, dans le respect des directives du Groupe ;
- diriger la mise en œuvre de la politique de maintenance adaptée à la structure, en identifiant tous les critères s’y afférant et en recherchant l’optimisation des coûts ;
- élaborer un budget et ordonnancer les dépenses en optimisant son utilisation ;
- élaborer un ensemble de processus spécifiques selon l’horizon et le niveau de détails regardés ;
- coordonner les flux des moyens en garantissant la continuité de l’activité de la structure, dans le respect de la réglementation ;
- superviser la gestion des stocks en garantissant leur disponibilité ;
- superviser l’application de la politique HSE en s’appuyant sur les réglementations en vigueur.
💡 Comment suivre les blocs de compétences RNCP dans un logiciel de gestion
💼Secteurs et débouchés
Secteurs d'activité
Le cadre d’emploi varie considérablement. Le coordinateur en intervention et/ou en situation d'urgence peut agir au sein :
* de structures de vingt à cinquante personnes, en lien direct avec la prévention et le secours, publiques ou privées, telles que les compagnies d’assurance ;
* d’unités liées à l’action humanitaire d’un volume variant de 50 à 100 personnes voire plus, dépendant d’organismes interétatiques [tels que l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Union Européenne (UE)] ou des Organisations Non Gouvernementales (telles que la Croix Rouge, Médecins sans frontières, Action contre la faim, etc.) ;
* d’entreprises privées de sûreté à l’international, du domaine sûreté active au domaine formation, avec des effectifs variant de vingt à soixante personnes ;
* de sociétés d’audits et de conseils dans la sûreté et la prévention des risques, par binôme ou au sein d’équipes d’évaluation ;
* de structures d’investigations pour affaires de volume fluctuant.
Types d'emplois accessibles
Le coordinateur en intervention et/ou en situation d’urgence intervient au profit de personnes isolées ou de populations en détresse dans des contextes marqués par la crise et des environnements instables.
Au sein du ministère des armées, et plus spécifiquement au sein des forces spéciales des trois armées, il exerce des fonctions de :
* « chef de détachement de liaison et de contact », « chef de détachement FS » ou « chef de détachement FS responsable d’une action de formation » ;
* « officier traitant » en détachement FS ou en PC de GFS ;
* « sous-officier renseignement », « sous-officier opérations » ou « sous-officier chef de cellule logistique opérationnelle ».
Dans le secteur civil, l’emploi renvoie aux fonctions de coordinateur, responsable d’une unité opérationnelle et/ou fonctionnelle ou aux fonctions d’administration et de coordination en intervention et/ou en situation d'urgence. En fonction du volume et de la situation de la structure concernée, il peut s’agir des postes de :
* cadre d’administration et de management en environnement hautement incertain et risqué ;
* chef de département au sein d’une ONG ;
* responsable en cellule de crise ou en plan d’évacuation pour une entreprise privée à l’international ;
* gestionnaire de structures en lien direct avec la prévention et l'assistance telles que les compagnies d’assurance ;
* représentant d’unités liées à l’action humanitaire (internationale, étatique ou non gouvernementale) ;
* chargé de mission d'entreprises privées de sûreté à l’international, tant dans le domaine de la sûreté active que passive ;
* conseiller ou auditeur d’entreprises dans la sûreté et la prévention des risques ;
* consultant senior spécialisé dans la préparation à l’expatriation ou dans les audits de sûreté ;
* cadre-instructeur dans
🏫Proposer cette certification dans votre organisme
- Être habilité par le certificateur. La préparation et la délivrance de cette certification supposent une habilitation délivrée par Ministere des Armees — modalités sur la fiche officielle France Compétences.
- Être certifié Qualiopi. Indispensable pour mobiliser les financements publics et mutualisés (CPF, France Travail, OPCO) au titre des actions de formation. Automatiser votre conformité Qualiopi.
- Structurer le parcours par blocs. Référentiel d'activités, d'évaluation et suivi par bloc de compétences : votre dossier et vos preuves doivent refléter le référentiel officiel de la fiche.
- Déclarer votre activité. Le Bilan Pédagogique et Financier annuel doit ventiler les heures et effectifs — y compris sur ce type de parcours certifiant.
🔄Gérer cette certification dans Loop
Loop est un logiciel de gestion pour organismes de formation. Voici concrètement ce qu'il automatise pour un parcours certifiant comme celui-ci :
❓Questions fréquentes
Comment proposer cette certification dans mon organisme de formation ?
La certification RNCP 36834 est-elle éligible au CPF ?
Peut-on valider la certification bloc de compétences par bloc de compétences ?
Jusqu'à quand la fiche RNCP 36834 est-elle valable ?
🔗Autres certifications RNCP
- Danseur RNCP 40005
- DEEA - Diplôme d'études en architecture RNCP 38343
- Designer concepteur de mode RNCP 40518
- Designer graphique RNCP 41944
- Designer graphique RNCP 37696
- Dessinateur 3D RNCP 38072
Source des données : France Compétences — Répertoire national des certifications professionnelles (Licence Ouverte / Open Licence Etalab). Fiche officielle : francecompetences.fr. Dernière synchronisation : 6 juillet 2026. Cette page s'adresse aux organismes de formation ; elle ne constitue pas une offre de formation.