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Modèle de convention-cadre annuelle de formation avec commandes par session

Signer une convention à chaque session sur un compte qui en commande vingt par an est une perte de temps évitable. La convention-cadre fixe le cadre une fois, les commandes ouvrent les sessions.

Mis à jour le 9 septembre 2026Lecture 13 minPublic organismes de formation
L’essentiel en 5 points
  • La convention-cadre définit le cadre commun ; chaque session est ouverte par une commande ou une annexe qui s’y rattache.
  • Elle ne dispense pas d’une traçabilité par session : dates, effectif, durée et prix restent documentés séparément.
  • Elle est l’outil naturel des comptes récurrents et des plans de développement des compétences pluriannuels.
  • Sa durée et ses conditions de reconduction doivent être écrites : une convention-cadre tacite est une source de litige.
  • Elle permet de négocier une grille tarifaire annuelle, révisable à date fixe plutôt qu’au coup par coup.

Sur un compte récurrent, la charge administrative se concentre au mauvais endroit. Chaque session déclenche un cycle complet : proposition, convention, signature, relance de la signature, classement. Multiplié par le nombre de sessions annuelles, ce cycle mobilise un temps considérable pour produire, à chaque fois, un document dont les neuf dixièmes sont identiques au précédent.

La convention-cadre inverse la logique. Elle fixe une fois pour l’année ce qui ne varie pas — parties, conditions financières, règles d’annulation, modalités d’évaluation, obligations réciproques — et renvoie à des commandes ou des annexes pour ce qui varie : dates, effectif, lieu, intitulé, prix de la session. Chaque session reste identifiable individuellement, ce qui est la condition pour rester exploitable en cas de contrôle.

Les mentions obligatoires ne sont pas décoratives. Leur absence peut entraîner la nullité du document, le rejet d’une prise en charge, voire un remboursement de fonds déjà perçus.

Le générateur ci-dessous produit une trame complète que vous pouvez copier ou imprimer. Le texte qui suit explique chaque mention.

Générateur de document

Votre convention-cadre annuelle

Renseignez les paramètres du compte : le cadre se rédige en direct, avec le mécanisme d’ouverture des sessions.

Copié dans le presse-papier

Convention-cadre annuelle de formation professionnelle

Article L.6353-2 du code du travail — cadre applicable aux actions commandées pendant la période


Entre : , siège , déclaré sous le numéro d’activité , ci-après « l’organisme »,

Et : , siège , ci-après « le client ».


Article 1 — Objet et périmètre

La présente convention définit le cadre applicable aux actions de formation que le client commandera à l’organisme pendant la période visée à l’article 2. Périmètre couvert : . Elle ne vaut pas engagement de commander un volume déterminé, sauf stipulation contraire à l’article 5.

Article 2 — Durée

La présente convention s’applique aux actions commandées . Modalité de reconduction retenue : . Les actions commandées avant le terme restent régies par la présente convention jusqu’à leur complète exécution.

Article 3 — Ouverture des sessions

Chaque session est ouverte selon la modalité suivante : . Le document d’ouverture précise l’intitulé de l’action, ses objectifs par renvoi au programme, sa durée en heures, ses dates, son lieu ou sa modalité, l’effectif inscrit et son prix. Il fait expressément référence à la présente convention-cadre, dont il constitue une annexe.

Article 4 — Programmes

Chaque action fait l’objet d’un programme précisant les objectifs, le contenu, les moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement ainsi que les modalités de suivi de l’exécution et d’appréciation des résultats, conformément à l’article L.6353-1 du code du travail. Les programmes sont annexés au fur et à mesure des commandes.

Article 5 — Volume prévisionnel

Volume prévisionnel indicatif pour la période : . Ce volume est communiqué à titre de planification et ne constitue pas un engagement ferme, sauf mention contraire portée dans un document d’ouverture signé des deux parties.

Article 6 — Conditions tarifaires

Grille applicable pendant la période : . Régime de TVA : . Les tarifs sont fermes pendant la période et peuvent être révisés selon la modalité suivante : . Toute révision s’applique aux commandes postérieures à sa date d’effet, jamais aux sessions déjà commandées.

Article 7 — Facturation et règlement

Chaque session donne lieu à une facture distincte mentionnant l’intitulé, les dates, la durée réalisée et la référence du document d’ouverture. Conditions de règlement : . Tout retard donne lieu de plein droit aux pénalités et à l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement prévues par le code de commerce.

Article 8 — Annulation et report

Les conditions générales de vente de l’organisme s’appliquent à chaque session commandée. Les préavis se décomptent par rapport à la date de démarrage de la session concernée, indépendamment des autres sessions de la période.

Article 9 — Pilotage de la relation

Référents désignés : . Les parties se réunissent au moins une fois pendant la période pour examiner les actions réalisées, les résultats des évaluations et les besoins à venir. Ce point donne lieu à un compte rendu écrit.

Article 10 — Suivi et documents de fin de parcours

Pour chaque session, l’organisme établit les feuilles d’émargement, remet à chaque participant une attestation de fin de formation mentionnant les résultats de l’évaluation des acquis, et délivre un certificat de réalisation. Ces documents sont transmis au référent du client.

Article 11 — Accessibilité

Le client signale, lors de l’ouverture de chaque session, toute situation nécessitant une adaptation au titre d’un handicap. L’organisme étudie les aménagements réalisables et informe le client des solutions envisageables.

Article 12 — Confidentialité et données personnelles

Chaque partie s’engage à la confidentialité des informations échangées. Les données des participants sont traitées pour l’exécution des actions et le respect des obligations légales de l’organisme, conformément au règlement (UE) 2016/679.

Article 13 — Résiliation

Chacune des parties peut mettre fin à la présente convention en cas de manquement grave de l’autre partie, après mise en demeure restée sans effet. Les sessions déjà commandées se poursuivent jusqu’à leur terme, sauf accord contraire.

Article 14 — Différends

Les parties recherchent une solution amiable. À défaut, le litige est porté devant la juridiction compétente.


Fait en deux exemplaires.

Pour l’organisme —
Pour le client —

Trame indicative à adapter à la relation commerciale réelle et au volume attendu. Aucune donnée saisie ne quitte votre navigateur.

Comment ce résultat est obtenu

Avant de reprendre cette trame dans vos propres modèles, lisez le rôle de chaque clause. Certaines sont impératives, d’autres relèvent de la simple bonne pratique — les confondre coûte cher en cas de litige.

Une convention-cadre utile sépare nettement le stable et le variable. Le stable se négocie une fois : parties, tarification, règles d’annulation, obligations de suivi, pilotage de la relation. Le variable s’ouvre session par session : intitulé, dates, durée, effectif, lieu, prix. Cette séparation est la seule qui permette de gagner du temps sans perdre en traçabilité.

Le document d’ouverture est la pièce maîtresse du montage. Il doit référencer la convention-cadre, faute de quoi la session flotte sans cadre contractuel identifiable. Bon de commande, annexe signée ou confirmation écrite : la forme importe moins que le renvoi explicite et la conservation de la pièce avec le dossier de session.

La révision tarifaire mérite une clause précise. Une convention-cadre annuelle traverse souvent des évolutions de coûts. Prévoir une date de révision et un préavis évite deux écueils symétriques : subir des tarifs devenus insuffisants, ou renégocier au coup par coup et perdre le bénéfice du cadre.

Ce que le calcul ne dit pas

  • La convention-cadre ne dispense pas de documenter chaque session : durée, effectif, émargement et évaluation restent exigés individuellement.
  • Elle ne convient pas à un client occasionnel : le temps de négociation dépasse alors le gain administratif.
  • Les acheteurs publics recourent à des accords-cadres régis par la commande publique, dont le formalisme est différent.

Ce qui se négocie une fois et ce qui s’ouvre à chaque session

Le tri entre les deux catégories détermine l’efficacité du montage. Placer trop d’éléments dans la convention-cadre oblige à l’amender dès qu’une session sort du schéma ; en placer trop peu revient à reconstruire un contrat à chaque commande, ce qui annule le bénéfice recherché.

La règle pratique consiste à faire remonter dans le cadre tout ce qui relève de la relation, et à laisser dans la commande tout ce qui relève de l’exécution. Les conditions financières, les règles d’annulation, les engagements de suivi et le pilotage relèvent de la relation. Les dates, l’effectif, le lieu et le prix de la session relèvent de l’exécution.

Un troisième niveau existe pour les comptes complexes : la grille tarifaire, qui vit à un rythme intermédiaire. Elle change plus souvent que le cadre, moins souvent que les sessions. La traiter comme une annexe datée, révisable selon une procédure décrite dans la convention, évite d’avoir à signer un avenant complet pour un ajustement de tarif.

ÉlémentNiveauFréquence de modification
Parties, périmètre, duréeConvention-cadreUne fois par période
Règles d’annulation et de reportConvention-cadreUne fois par période
Engagements de suivi et de pilotageConvention-cadreUne fois par période
Grille tarifaireAnnexe datéeÀ date de révision convenue
Dates, effectif, lieu, prix de la sessionDocument d’ouvertureÀ chaque session
Programme de l’actionAnnexe à la commandeÀ chaque action nouvelle

Garder chaque session identifiable

Le risque du montage en convention-cadre est la dilution. Lorsque les sessions s’enchaînent sans document d’ouverture propre, il devient impossible, six mois plus tard, de dire quelle action a été réalisée à quelles dates, pour quel effectif et à quel prix. C’est exactement ce qu’un contrôle ou un financeur cherche à établir.

La discipline à tenir est simple mais elle ne se relâche pas : chaque session possède son document d’ouverture, son programme, ses feuilles d’émargement, ses évaluations et sa facture. Le rattachement à la convention-cadre se matérialise par une référence portée sur chacun de ces documents.

Cette exigence est aussi un avantage commercial. Un compte récurrent bien documenté permet de produire, en fin de période, un état des actions réalisées, des heures dispensées et des résultats d’évaluation. Ce document est le meilleur support de la conversation de renouvellement, parce qu’il rappelle au client ce qui a été fait plutôt que ce qui a été promis.

Le bilan de fin de période

Un état des sessions réalisées, des heures dispensées et des résultats d’évaluation transforme la reconduction en constat plutôt qu’en négociation. Il ne se produit que si chaque session a été documentée individuellement.

Reconduction et sortie : écrire la fin dès le début

Une convention-cadre sans clause de reconduction se prolonge dans le flou. Les sessions continuent d’être commandées, les tarifs de l’an passé s’appliquent par habitude, et personne ne sait dire si le cadre est encore en vigueur. La difficulté apparaît au premier désaccord, lorsqu’il faut déterminer quelles conditions s’appliquaient.

Trois modalités sont possibles et chacune se défend. La reconduction expresse impose un point annuel, ce qui est sain mais mobilise du temps commercial. La reconduction tacite avec préavis de dénonciation est plus légère, à condition que le préavis soit réaliste. L’absence de reconduction, avec renégociation complète, convient aux relations dont le périmètre évolue fortement d’une année sur l’autre.

Quelle que soit la modalité retenue, deux points doivent être écrits : le sort des sessions déjà commandées lorsque le cadre prend fin, et les conditions de résiliation anticipée en cas de manquement. Sans ces deux clauses, la fin de la relation se règle dans l’incertitude, souvent au détriment de l’organisme qui a déjà engagé des intervenants.

  • Précisez la date de fin de période et la modalité de reconduction retenue.
  • Prévoyez un préavis de dénonciation compatible avec vos délais de planification.
  • Indiquez que les sessions déjà commandées vont à leur terme.
  • Décrivez la résiliation pour manquement, après mise en demeure restée sans effet.

Mettre en place une convention-cadre annuelle

Rien d’insurmontable ici, mais l’ordre compte. Voici la séquence à suivre pour ne pas devoir tout reprendre à mi-parcours.

  1. Vérifiez que le compte le justifieLe montage vaut à partir d’un volume récurrent : en deçà, la convention par session reste plus simple.
  2. Séparez le stable du variableCe qui relève de la relation monte dans le cadre ; ce qui relève de l’exécution reste dans la commande.
  3. Négociez la grille tarifaire à partAnnexe datée et révisable, pour ne pas amender le cadre à chaque ajustement.
  4. Définissez le document d’ouvertureBon de commande, annexe ou confirmation écrite : la forme se choisit avec le service achats du client.
  5. Écrivez la reconduction et la sortieDurée, préavis, sort des sessions commandées, résiliation pour manquement.
  6. Faites signer avant la première sessionLe cadre doit précéder les commandes qu’il est censé régir.
  7. Produisez un bilan de périodeSessions, heures, résultats d’évaluation : le support naturel de la reconduction.

Les erreurs qui coûtent le plus cher

Un dossier n’est presque jamais rejeté pour une raison de fond. Il est rejeté pour l’une des raisons suivantes.

  • Ouvrir des sessions sans document de rattachement — La session devient introuvable dans le dossier et ne peut plus être justifiée individuellement.
  • Faire figurer les tarifs dans le corps de la convention — Le moindre ajustement impose alors un avenant complet au lieu d’une annexe révisée.
  • Laisser la reconduction implicite — Personne ne sait plus quelles conditions s’appliquent, et le premier désaccord le révèle.
  • Promettre un volume ferme sans contrepartie — Un engagement de volume dans le cadre expose l’organisme sans lui garantir les commandes.
  • Oublier de rattacher les programmes — Le cadre ne dispense pas du programme par action : son absence fragilise chaque session.
  • Négliger le bilan de période — Sans état des réalisations, la reconduction se discute sur des impressions plutôt que sur des faits.

Textes et références

Les références ci-dessous sont celles à citer si l’on vous demande le fondement d’une pratique. Elles évoluent : vérifiez la version en vigueur sur Légifrance avant tout usage contractuel.

  • Article L.6353-2 du code du travail — conventions conclues entre l’organisme et la personne morale qui finance les actions de formation.
  • Article L.6353-1 du code du travail — programme précisant objectifs, moyens et modalités de suivi et d’appréciation des résultats, exigé pour chaque action.
  • Articles L.441-10 et L.441-11 du code de commerce — délais de paiement, pénalités de retard et indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.
  • Article L.6354-1 du code du travail — remboursement des sommes indûment perçues en cas d’inexécution totale ou partielle d’une action.

Le compte récurrent piloté comme un ensemble, session par session

Une convention-cadre n’a d’intérêt que si chaque session reste traçable. Loop rattache les sessions au compte et conserve la référence du cadre sur chaque pièce.

Cadre rattaché au compteToutes les sessions du client héritent des conditions négociées, sans ressaisie.
Ouverture rapideUne session se crée à partir du cadre : dates, effectif, lieu et prix suffisent.
Grille tarifaire versionnéeLes tarifs révisés s’appliquent aux commandes postérieures, les sessions passées gardent les leurs.
Bilan de périodeSessions réalisées, heures dispensées et résultats d’évaluation consolidés pour le point annuel.

Questions fréquentes

À partir de quel volume une convention-cadre devient-elle utile ?

Le seuil dépend moins du nombre de sessions que de leur régularité et de la stabilité des conditions. Un client qui commande trois sessions identiques par an, avec les mêmes règles, en tire déjà un bénéfice. Un client qui commande dix sessions très différentes, chacune négociée séparément, n’y gagnera rien. Le critère utile est la part de conditions communes d’une commande à l’autre.

La convention-cadre engage-t-elle le client sur un volume ?

Pas par principe. Elle définit un cadre applicable aux commandes à venir sans obliger à en passer. Un engagement de volume est possible mais il se négocie explicitement, avec une contrepartie tarifaire et une clause décrivant ce qui se passe si le volume n’est pas atteint. Inscrire un volume prévisionnel indicatif sans le qualifier crée une ambiguïté que chacun interprète à son avantage.

Comment justifier chaque session lors d’un contrôle ?

Par le dossier de session, pas par la convention-cadre. Le contrôleur cherche, pour une action donnée, le document d’ouverture, le programme, les feuilles d’émargement, les évaluations et la facture. La convention-cadre explique le cadre juridique ; elle ne remplace pas ces pièces. C’est pourquoi le rattachement documenté de chaque session est la condition du montage.

Peut-on modifier la grille tarifaire en cours de période ?

Oui, si la convention le prévoit et selon la procédure qu’elle décrit : date de révision, préavis, forme de la notification. La révision s’applique aux commandes postérieures à sa date d’effet et jamais aux sessions déjà commandées, dont le prix a été arrêté. Sans clause de révision, une modification en cours de période nécessite l’accord exprès du client.

Faut-il un avenant pour ajouter une thématique au périmètre ?

Si le périmètre a été rédigé de façon restrictive, oui. C’est une raison de le formuler avec un peu de souplesse dès l’origine, en visant des domaines plutôt qu’une liste fermée d’actions. Lorsque l’ajout modifie substantiellement l’équilibre de la relation, notamment sur les tarifs ou les volumes, l’avenant reste la voie la plus claire.

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