Certification active — échéance 18/12/2029RS 6986Répertoire spécifique

Elaborer et mettre en oeuvre une démarche de cybersécurité

Tout ce qu'un organisme de formation doit savoir pour proposer, préparer et gérer cette certification du Répertoire spécifique : compétences attestées, habilitation, CPF, obligations réglementaires — et pilotage dans Loop.

CertificateurEcole Sup Inform Commerce
DomaineInformatique, traitement de l'in…
Voies d'accès2
Éligible CPFOui

La certification RS 6986 — code officiel RS6986 — « Elaborer et mettre en oeuvre une démarche de cybersécurité » est enregistrée au Répertoire spécifique (RS) de France Compétences par Ecole Sup Inform Commerce. Elle atteste d'une compétence complémentaire à un métier : voici l'essentiel pour la proposer et la gérer dans un organisme de formation.

📋L'essentiel de la fiche RS 6986

IntituléElaborer et mettre en oeuvre une démarche de cybersécurité
Code RSRS 6986 RS6986
RépertoireRépertoire spécifique (certifications et habilitations)
Type d'enregistrementEnregistrement sur demande
CertificateurEcole Sup Inform Commerce
Date d'échéance18 décembre 2029
Date limite de délivrance17 juin 2030
Date de décision18 décembre 2024
Code NSF326 — Informatique, traitement de l'information, réseaux de transmission

🎯Objectifs et contexte de la certification

Avec l'augmentation exponentielle des interactions et des activités économiques numériques, ainsi que l'évolution et l'intensification des menaces cybernétiques, il est crucial pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les très petites entreprises (TPE) d'être équipées pour faire face à ces défis. La cybersécurité est un enjeu majeur, vital, pour ces TPE et PME, mais elle est également fondamentale pour la santé économique du pays. En protégeant leurs propres opérations et celles de leurs partenaires, ces entreprises renforcent leur pérennité et instaurent une confiance mutuelle avec toutes leurs parties prenantes.

Néanmoins, la perception et la gestion du risque cybernétique sont souvent insuffisantes au sein de ces petites et moyennes entreprises. Leur vulnérabilité les rend de plus en plus attractives pour les cybercriminels. Pour évoluer de manière sécurisée dans ce paysage numérique, ces entreprises doivent impérativement renforcer leur cybersécurité, en tenant compte de leur taille, de leur secteur d'activité et du budget qu'elles peuvent allouer à la cybersécurité. Cependant, elles ne peuvent pas toujours se permettre de recruter du personnel dédié exclusivement à la cybersécurité.

C'est là que cette certification entre en jeu ; elle s’adresse aux professionnels des TPE et PME qui, sans occuper un poste dédié à la cybersécurité, vont être chargés d’élaborer et de mettre en œuvre une démarche de cybersécurité, c’est-à-dire détecter, gérer, défendre et réagir à toute forme d'attaque cybernétique. Elle est destinée aux professionnels travaillant dans les domaines de l'informatique qui souhaitent acquérir des compétences spécifiques en matière de cybersécurité : Au sein des TPE, ces profils occupent la fonction de responsable informatique ;

Au sein des PME, ces profils occupent la fonction de responsable informatique, ou de directeur technique (CTO) ; Lorsque le sujet de la cybersécurité est entièrement externalisé, cela concerne un public de consultants, salariés d’entreprises spécialisées en technologies de l’information et de la communication, occupant la fonction de consultant en systèmes informatiques, ou de technicien en support informatique, chargés de comptes comme des TPE et PME.

🧩Compétences attestées

Une certification du Répertoire spécifique ne comporte pas de blocs de compétences : elle s'obtient dans sa globalité. Le référentiel ci-dessous liste les compétences que le candidat doit démontrer à l'évaluation.

Analyser la vulnérabilité de l’entreprise en réalisant un inventaire des équipements, des logiciels et des interconnexions avec l’extérieur, en identifiant les vulnérabilités et les menaces par rapport au système d’information de l’entreprise, en élaborant et en appliquant une politique de veille sur les menaces et les risques internes et externes liés aux attaques de chaîne d’approvisionnement (altération du code, diffusion massive de code malveillant, détournement d’applications légitimes), et en mobilisant les méthodes d’analyse de risques (EBIOS RM, ISO 27005), afin d’évaluer les risques associés à ces vulnérabilités.

Établir un état des lieux du niveau de sécurité de l’entreprise et du respect de ses obligations règlementaires, en analysant les responsabilités juridiques de l’entreprise en matière de cybersécurité, en identifiant les bonnes pratiques ainsi que les points de sécurisation à envisager, et en dressant un plan de sécurisation du SI et en sensibilisant la direction de l’organisation sur les mesures de protection à adopter et sur la conduite à tenir en cas de crise cyber, afin d’évaluer les besoins et conditions de mise en œuvre d’un futur plan d’amélioration.

Définir une politique de sécurité, en préconisant une solution de surveillance adaptée (EDR, SIEM…), et en établissant les règles de sécurité de l'entreprise relatives à l’utilisation des SI, aux mises à jour des appareils, des logiciels et des antivirus, et à la gestion des sauvegardes, afin de sécuriser les données

Gérer les identités et contrôles d'accès, en définissant leurs modalités de gestion, et en contrôlant tout équipement et personne ayant une relation technique avec le SI, afin de limiter l’accès aux données sensible.

Sensibiliser les collaborateurs de l’entreprise, en établissant un code de bonne conduite comprenant les comportements adaptés et les précautions techniques et juridiques à appliquer, en organisant la diffusion des bonnes pratiques d’acculturation aux règles d’hygiène fondamentales de la cybersécurité, en prenant les dispositions nécessaires pour l’acculturation des collaborateurs en situation de handicap, et en vérifiant la bonne compréhension des enjeux associés à la cybersécurité par l’ensemble des parties prenantes, sur les différents types de risques et leurs moyens de prévention, l'impact sur la réputation de l'entreprise et les conséquences financières, afin d’infuser une culture de la cybersécurité au sein de l’entreprise.

Gérer une situation d’urgence par l’alerte et la sécurisation, en sécurisant les collaborateurs, les lieux et les équipements, en évacuant les lieux si nécessaire, en alertant les autorités et les organisations pertinentes (banques, CNIL, parties prenantes dont les données personnelles sont exposées…), en mettant en place une cellule de crise centralisant la réponse à l’incident, et en établissant des outils de communication et de partage d’information, indépendants du système attaqué, et en déclenchant un plan de continuité de l’activité en prenant en compte les difficultés observées et les optimisations envisagées dans le déroulement de la crise, afin d’assurer une coordination rapide avec les parties prenantes et de minimiser les conséquences négatives de la situation.

Réaliser les opérations de réponse à incident sans destruction de données ou de traces, en identifiant des indicateurs de compromission issus des données de surveillance, en évaluant l’étendue et la nature de l’incident, et en isolant l’élément compromis, en mettant en œuvre un plan d’action et en restaurant les opérations normales, en documentant les actions réalisées afin de fournir un rapport d’incident détaillé, et en fournissant ensuite aux collaborateurs les outils, la documentation et les méthodes pour éviter le récidive, afin de remédier à la situation et d’assurer la reprise de l’activité.

🚪Voies d'accès à la certification

Le certificateur a déclaré 2 voies d'accès. Pour un organisme de formation, la voie « formation continue » est celle des sessions inter/intra financées par le CPF, les OPCO ou France Travail.

Après un parcours de formation sous statut d'élève ou d'étudiant

Jury : 2 professionnels du secteur non intervenant dans l’établissement, dont l’un est président du jury, et 1 membre de l’organisme certificateur (Directeur ou Responsable pédagogique)

Après un parcours de formation continue

Jury : 2 professionnels du secteur non intervenant dans l’établissement, dont l’un est président du jury, et 1 membre de l’organisme certificateur (Directeur ou Responsable pédagogique)

🏫Proposer cette certification dans votre organisme

  1. Être habilité par le certificateur. Le certificateur a déclaré habiliter des organismes partenaires pour préparer et/ou évaluer cette certification : modalités sur la fiche officielle France Compétences et sur le site du certificateur.
  2. Être certifié Qualiopi. Indispensable pour mobiliser les financements publics et mutualisés (CPF, France Travail, OPCO). Automatiser votre conformité Qualiopi.
  3. Référencer l'action sur EDOF. Une formation menant à une certification RS active est éligible au CPF : votre offre doit être rattachée à la fiche RS 6986 sur Mon Compte Formation, avec un passage effectif de la certification.
  4. Déclarer votre activité. Le Bilan Pédagogique et Financier annuel doit ventiler les heures et effectifs — y compris sur ces parcours courts certifiants.

🔄Gérer cette certification dans Loop

Loop est un logiciel de gestion pour organismes de formation. Pour une formation courte certifiante comme celle-ci, il automatise :

Sessions inter et intraPlanification, convocations et relances automatiques des stagiaires, en présentiel comme à distance.
Dossiers CPFInscriptions EDOF suivies dans le dossier du stagiaire, pièces et attestations rattachées à la fiche RS.
Émargement numériqueFeuilles d'émargement dématérialisées, conformes aux exigences de preuve Qualiopi.
Évaluations et résultatsPositionnement, évaluation finale et attestations de réussite générées depuis vos modèles.
Documents automatiquesConventions, programmes, certificats de réalisation produits en un clic.
BPF pré-rempliLes heures et effectifs de vos sessions alimentent automatiquement votre Bilan Pédagogique et Financier.

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une certification RS et une certification RNCP ?
Le Répertoire spécifique (RS) recense les certifications et habilitations qui attestent d'une compétence complémentaire à un métier (logiciel, langue, sécurité, habilitation réglementaire…). Le RNCP recense les certifications qui visent un métier complet, avec un niveau de qualification (3 à 8). Une fiche RS n'a donc pas de niveau ni de blocs de compétences.
La certification RS 6986 est-elle éligible au CPF ?
Oui. Les certifications et habilitations actives enregistrées au Répertoire spécifique sont éligibles au Compte Personnel de Formation (article L6323-6 du Code du travail), à condition que l'organisme de formation soit habilité par le certificateur et référencé sur EDOF.
Comment proposer cette certification dans mon organisme de formation ?
Votre organisme doit être habilité par le certificateur (Ecole Sup Inform Commerce) pour préparer et/ou évaluer cette certification — les modalités figurent sur la fiche officielle France Compétences. La certification Qualiopi est requise pour mobiliser des financements publics ou mutualisés (CPF, France Travail, OPCO).
Jusqu'à quand la fiche RS 6986 est-elle valable ?
La fiche est active jusqu'au 18 décembre 2029, date d'échéance de son enregistrement au Répertoire spécifique, sauf renouvellement par le certificateur.

🔗Autres certifications du Répertoire spécifique

Toutes les certifications RS → · Certifications RNCP

Source des données : France Compétences — Répertoire spécifique des certifications et habilitations (Licence Ouverte / Open Licence Etalab). Fiche officielle : francecompetences.fr. Dernière synchronisation : 8 septembre 2026. Cette page s'adresse aux organismes de formation ; elle ne constitue pas une offre de formation.