Certification active — échéance 31/12/2028RNCP 38216

Contrôle industriel et régulation automatique

Tout ce qu'un organisme de formation doit savoir pour proposer, préparer et gérer cette certification : référentiel, habilitation, obligations réglementaires — et pilotage dans Loop.

Niveau5 (Bac+2)
CertificateurMinistere de l'enseignem…
Blocs de compétences5 blocs
Éligible CPFOui

📋L'essentiel de la fiche RNCP 38216

IntituléContrôle industriel et régulation automatique
Code RNCPRNCP38216
Niveau de qualificationNiveau 5 (Bac+2)
CertificateurMinistere de l'enseignement Superieur et de la Recherche
Date d'échéance31 décembre 2028
Début des parcours1er janvier 2024
Code NSFs111 — Physique-chimie200 — Technologies industrielles fondamentales220 — Spécialités pluritechnologiques des transformations
Code ROMEI1304 — Installation et maintenance d'équipements industriels et d'exploitation

🎯Objectifs de la certification

Le technicien supérieur en Contrôle Industriel et Régulation Automatique (CIRA) exerce son métier dans des entreprises de toutes tailles concevant, réalisant ou exploitant des procédés de transformations physico-chimiques. C’est un spécialiste des systèmes d’instrumentation et de régulation capable de concevoir, installer, programmer, régler, mettre en service, optimiser et maintenir une installation ou un système piloté.
Focalisé sur le système de contrôle industriel et de régulation automatique, il intervient dans les activités suivantes du cycle de vie d’un processus industriel, en prenant en compte le contexte réglementaire et normatif et en intégrant les enjeux de compétitivité, de performance, de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) et d’optimisation énergétique : - ingénierie, conception, supervision de l’installation, programmation et mise en service de tout ou partie du système de contrôle industriel et de régulation automatique,
- maintenance, évolution et optimisation de tout ou partie du système de contrôle industriel et de régulation automatique : recherche et validation de nouvelles technologies afin d’optimiser les mesures nécessaires à la production, - analyse du retour d’expérience : données expérimentales ou de procédés.
Il est un technicien spécialisé ou un agent de maîtrise régulièrement amené à travailler dans le cadre de projets ou d’interventions techniques nécessitant de la rigueur et un esprit d’analyse et de synthèse. Il pourra être amené à conduire en autonomie une équipe. En contact avec les utilisateurs, les clients et les services de l’entreprise, il met en œuvre des compétences techniques, relationnelles et de communication transverses d’autant plus importantes que le thème de l’instrumentation-régulation fait appel à des technologies de pointe et innovantes. Son expertise technique et sa polyvalence lui permettent de s’adapter aux évolutions technologiques et d’appréhender tout type de procédé, d’équipements et d’organisations : - l’impact toujours plus grand des technologies de l’information : remplacement du hardware par des fonctions software, - le développement des protocoles d’interopérabilité, - le développement de technologies sans fils pour l’industrie, - le passage à une architecture distribuée des fonctionnalités et la centralisation dématérialisée de certaines fonctions, - la génération, le stockage et le suivi de données afin de délivrer des indicateurs décisionnels pertinents et durables, - « l’usine virtuelle » au service de sa gestion optimale, - la sécurité et la sûreté des équipements, du procédé et de l’environnement deviennent une priorité de plus en plus forte, - l’amélioration de l'efficacité énergétique s’étend à l’instrumentation-régulation, - le développement des réseaux intelligents requiert de l’instrumentation-régulation.
- le développement de nouvelles règlementations dans les industries de procédés pour préserver l’environnement, la santé et la sécurité génère de nouvelles fonctions de l’instrumentation-régulation au service de la prévention des émissions dans l’air, l’eau, les sols, - de nouveaux champs d’application de l’instrumentation-régulation apparaissent en lien avec de nouvelles règlementations et normes : traitement de l’eau, traitement des déchets, production nucléaire.

Activités visées

Participer à l’établissement d’un cahier des charges à partir des besoins du client ou de l’utilisateur
Participer aux analyses fonctionnelles, établir les schémas des boucles de régulation et d’automatismes et les listes d’instruments
Définir et proposer les matériels et logiciels adaptés
Étudier l’implantation du matériel dans l’installation industrielle
Configurer les systèmes de contrôle-commande : automates programmables industriels (API), systèmes numériques de contrôle commande (SNCC)
Contrôler la conformité des matériels et des logiciels livrés
Vérifier ou réaliser les réglages "usine", les préréglages et la configuration sur le matériel concerné
Contrôler et réceptionner le montage du matériel
Vérifier le fonctionnement statique
Participer à la mise en service
Analyser les dysfonctionnements avérés ou potentiels et établir le diagnostic relatif à la régulation-instrumentation
Préparer les opérations de maintenance de l’instrumentation-régulation
Réaliser les interventions de maintenance
Préparer et réaliser les opérations d’optimisation et d’adaptation
Contribuer à la capitalisation des retours d’expérience
Se former pour maintenir à jour le niveau d’expertise requis
Rendre compte et informer
Expliquer et exposer l’utilisation des matériels et des logiciels aux utilisateurs
Appliquer l’ensemble des règles QHSSE
Identifier et évaluer les risques QHSSE liés à la régulation- instrumentation
Contribuer à la prévention des risques QHSSE

🧩Les 5 blocs de compétences

La certification peut être obtenue en une fois ou bloc par bloc (formation ou VAE). Pour l'organisme, cela implique un suivi des acquisitions par bloc pour chaque candidat.

RNCP38216BC01

Collaboration dans l'environnement professionnel

Voir les compétences du bloc (6)
  • Identifier une problématique industrielle dans toutes ses dimensions et la reformuler
  • Appréhender les risques liés à l'environnement industriel
  • Respecter et prendre en compte les règles de l'entreprise
  • Évaluer prévenir les risques dans le cadre d'une démarche QHSSE
  • Respecter et faire respecter les consignes liées à une démarche QHSSE
  • Communiquer par écrit en français et en anglais scientifique et technique
RNCP38216BC02

Elaboration d’un projet technique

Voir les compétences du bloc (4)
  • Comparer des solutions techniques à des normes et des règlementations
  • Extraire les informations pertinentes des documents disponibles
  • Déterminer les performances et les caractéristiques d'une stratégie de régulation
  • Communiquer oralement en français et en anglais scientifique et technique
RNCP38216BC03

Analyse physico-chimique d’un procédé et de son environnement

Voir les compétences du bloc (2)
  • Identifier des grandeurs physico chimiques en œuvre dans les procédés d'un système
  • Analyser des données les confronter aux résultats attendus
RNCP38216BC04

Analyse d’une installation d’instrumentation contrôle et régulation

Voir les compétences du bloc (7)
  • Identifier les grandeurs pertinentes pour le contrôle d’un procédé et les appareils d’un système
  • Appréhender un système numérique : application, liaison numérique, réseaux
  • Analyser fonctionnellement une installation
  • Comparer des solutions techniques à un cahier des charges
  • Proposer des améliorations de la démarche, du modèle et du protocole
  • Effectuer des représentations en utilisant un format standardisé
  • Comparer les performances d’un système réglé au cahier des charges
RNCP38216BC05

Conception d’une installation d’instrumentation contrôle et régulation

Voir les compétences du bloc (3)
  • Analyser des dysfonctionnements
  • Proposer, concevoir et analyser une stratégie de régulation
  • Mettre en œuvre des dispositifs d’instrumentation – régulation et des automatismes

💡 Comment suivre les blocs de compétences RNCP dans un logiciel de gestion

💼Secteurs et débouchés

Secteurs d'activité

Types d’entreprises Le technicien supérieur CIRA peut exercer ses activités dans cinq types d’entreprises : - les entreprises utilisatrices de systèmes d’instrumentation-régulation (industriel), - les entreprises réalisatrices de systèmes d’instrumentation-régulation (constructeur), - les sociétés de services en instrumentation, - les sociétés d’ingénierie, - les entreprises de réalisation et de maintenance.
Domaines d’applications concernés Les compétences du futur titulaire du diplôme lui permettent notamment de travailler dans les secteurs suivants : - les industries chimiques, pétrochimique, pétrole et gaz, - l’industrie pharmaceutique, - l’industrie cosmétique, - l’industrie agroalimentaire, - l’industrie papetière, - l’industrie de la plasturgie et des composites, - l’industrie métallurgique, - l’industrie automobile et aéronautique / spatial, - la production, le transport et la distribution d’énergie, - le traitement et la production d’eau, - le traitement des déchets, - les centres de recherche et les laboratoires.

Types d'emplois accessibles

Emplois concernés
Le technicien supérieur CIRA exerce ses activités sous l’autorité d’un responsable de service dans les petites, moyennes ou grandes entreprises. Selon le type d’entreprise et le secteur d’activité, il peut être employé en tant que : - technicien instrumentiste, - instrumentiste, - technicien de maintenance instrumentation-régulation, - technicien d’essais, - technicien installateur en systèmes de régulation, - superviseur de travaux, - technicien de bureau d’étude, - technicien méthode, - technicien d’exploitation, - technicien de supervision, - technicien automatismes et régulation, - technicien métrologie, - technicien service après-vente, - technicien réparation, - technicien analyseur, - technicien service client, - technicien application. Dans le cas de projets de construction ou de rénovation lourde d’usines, il peut être amené à exercer ses fonctions sur des chantiers à l’étranger.
Évolution des activités professionnelles
Les activités d’animation ou de coordination d’équipes dans le cadre d’études ou de projets ainsi que l’expertise technique acquise amènent naturellement le technicien supérieur CIRA à assurer après quelques années des fonctions d’encadrement. Le titulaire du diplôme évoluera normalement vers des fonctions d’expertise ou de management : - technico-commercial, - ingénieur commercial, - ingénieur d’affaire, - chargé d’affaires maintenance et service, - chargé d’affaire ingénierie, - chef de produit, - technicien de support technique à distance, - formateur, - chef de groupe projeteur, - responsable maintenance, - leader technique.

🏫Proposer cette certification dans votre organisme

  1. Être habilité par le certificateur. La préparation et la délivrance de cette certification supposent une habilitation délivrée par Ministere de l'enseignement Superieur et de la Recherche — modalités sur la fiche officielle France Compétences.
  2. Être certifié Qualiopi. Indispensable pour mobiliser les financements publics et mutualisés (CPF, France Travail, OPCO) au titre des actions de formation. Automatiser votre conformité Qualiopi.
  3. Structurer le parcours par blocs. Référentiel d'activités, d'évaluation et suivi par bloc de compétences : votre dossier et vos preuves doivent refléter le référentiel officiel de la fiche.
  4. Déclarer votre activité. Le Bilan Pédagogique et Financier annuel doit ventiler les heures et effectifs — y compris sur ce type de parcours certifiant.

🔄Gérer cette certification dans Loop

Loop est un logiciel de gestion pour organismes de formation. Voici concrètement ce qu'il automatise pour un parcours certifiant comme celui-ci :

Sessions et convocationsPlanification des sessions, convocations et relances automatiques des candidats.
Émargement numériqueFeuilles d'émargement dématérialisées, conformes aux exigences de preuve Qualiopi.
Suivi par blocs de compétencesProgression de chaque candidat bloc par bloc, attestations d'acquisition.
Documents automatiquesConventions, programmes, certificats de réalisation générés depuis vos modèles.
BPF pré-rempliLes heures et effectifs de vos sessions alimentent automatiquement votre Bilan Pédagogique et Financier.
Preuves d'audit centraliséesTous les documents d'une session archivés et retrouvables en un clic pour l'audit Qualiopi.

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Questions fréquentes

Comment proposer cette certification dans mon organisme de formation ?
Pour préparer et délivrer cette certification, votre organisme doit être habilité par le certificateur (Ministere de l'enseignement Superieur et de la Recherche) — les modalités d'habilitation figurent sur la fiche officielle France Compétences. La certification Qualiopi est requise pour mobiliser des financements publics ou mutualisés (CPF, France Travail, OPCO).
La certification RNCP 38216 est-elle éligible au CPF ?
Oui. Les formations sanctionnées par une certification active enregistrée au RNCP sont éligibles au Compte Personnel de Formation, dans le respect des conditions d'habilitation du certificateur.
Peut-on valider la certification bloc de compétences par bloc de compétences ?
Oui. La fiche comporte 5 blocs de compétences qui peuvent être acquis séparément, par la formation ou par la VAE. L'organisme doit alors suivre les acquisitions par bloc pour chaque candidat.
Jusqu'à quand la fiche RNCP 38216 est-elle valable ?
La fiche est active jusqu'au 31 décembre 2028, date d'échéance de son enregistrement au RNCP, sauf renouvellement par le certificateur.

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Source des données : France Compétences — Répertoire national des certifications professionnelles (Licence Ouverte / Open Licence Etalab). Fiche officielle : francecompetences.fr. Dernière synchronisation : 6 juillet 2026. Cette page s'adresse aux organismes de formation ; elle ne constitue pas une offre de formation.